L'Alahwazi Organization for Human Rights (A.O.H.R) confirme le transfert à la prison centrale de Sheiban de citoyens arabes ahwazis arrêtés le 20 juillet lors de raids violents menés à l'aube dans le quartier Mandali à Ahwaz. Ces opérations du ministère des Renseignements, qui ont terrorisé les familles et les enfants, ont été motivées uniquement par l'appartenance à la confession sunnite des personnes ciblées.
Identités vérifiées des détenus de Mandali :
* Saeed Obeidawi (25 ans)
* Hassan Chenani (Abu Arkan) (38 ans)
* Jafar Shamousi
* Ismail Obeidawi (35 ans)
Absence d'acquittement effectif et extorsion financière depuis 1925 :
L'Alahwazi Organization for Human Rights (A.O.H.R) souligne une réalité historique et juridique constante : depuis l'occupation d'Ahwaz en 1925, les autorités iraniennes n'ont jamais prononcé d'acquittement définitif en faveur d'un prisonnier politique ou d'opinion ahwazi, même en l'absence totale de preuves. Les autorités maintiennent arbitrairement les détenus sous un régime de « libération conditionnelle », tout en saisissant leurs biens et en exigeant d'exorbitantes garanties immobilières auprès de leurs familles pour perpétuer une pression économique et sécuritaire.
Cadre juridique et violations internationales :
* Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) :
* Article 9 : Interdiction des arrestations et détentions arbitraires.
* Article 14 (paragraphe 2) : Présomption d'innocence et interdiction du maintien sous contrôle judiciaire perpétuel sans procès équitable.
* Article 18 : Liberté de pensée, de conscience et de religion.
* Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CIEDR) :
* Article 5 (d-v) : Droit de propriété et protection contre la privation arbitraire de biens.
L'A.O.H.R exige la libération immédiate des détenus de Mandali, la restitution des garanties financières et immobilières confisquées et l'abandon des mesures de libération conditionnelle arbitraires.